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  • Photo du rédacteurValérie Gillet

Ô mon amour



Je suis retombée sur des échanges de messages archivés avec un ancien amoureux.



Qu'est-ce qu'on est gnangnan quand on a le béguin pour quelqu'un...



Tous les clichés sont là : petit surnom ridicule, métaphores plates comme une mer d'huile, détails soporifiques sur le quotidien de chacun, déclarations d'amour éternel sans queue ni tête...



Personnellement, ça a toujours été mon talon d'Achille : je tombe éperdument amoureuse en deux coups de cuiller à pot et non seulement cela m'aveugle totalement sur la réalité des situations et les objets de mes affections, mais diantre, qu'est-ce que ma prose devient guimauve et verse dans la médiocrité facile!



On a tous et toutes des cryptonites créatives. Moi c'est l'amour. Ça me rend érotomane limite débilos et ramène la qualité de ma plume à son niveau de 5e primaire.



Certains et certaines ne s'épanouissent vraiment créativement que lorsque tous les éléments du bonheur affectif parfait sur papier sont réunis et dépriment tellement dans le célibat que rien autour d'elleux ne fait plus sens.



Moi c'est lorsque mon petit coeur d'artichaut bat pour quelqu'un (généralement pas la bonne personne mais c'est un autre problème) que je perds une partie de mes facultés intellectuelles.



Parce que je ne parviens pas à doser mon degré d'emballement, probablement.



C'est quand j'atteins un degré de stabilité, d'équilibre et de sérénité suffisant pour avoir les idées claires que je propose mon meilleur travail et que je suis la plus productive et intelligente.



So much for le mythe de l'écrivaine enflammée par les tourments de l'amoooouuuur : laissez-moi juste vivre en harmonie et dans le contentement et je serai plus prolifique et créative que jamais.

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